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Tout en charente

C’est un mini fleuve né dans l’ouest du Massif Central. Moins de 400 km. On l’appelle Chérente en saintongeais ou Charanta en occitan. Petit par sa taille, mais grand par sa beauté, coulant lentement dans une nature verdoyante et sereine. Il a donc donné son nom au département éponyme et traverse son chef-lieu Angoulême, le balcon du Sud-Ouest, capitale de la cagouille, petit escargot gris à déguster cuit au Pineau en pot-au-feu. Mais c’est la fleur de crocus qui fait la richesse de la Charente avec le safran depuis le XIIIe siècle.

Vivre au pays de François de La Rochefoucauld (il écrivit ses célèbres Mémoires et Maximes en son son château de Verteuil, en 1665, au cœur de l’Angoumois), c’est rechercher la plénitude de la nature tout en travaillant, car ces dernières années le département redevenu attractif est aussi le plus industrialisé de la région notamment à l’échelle duPoitou-Charente entre Loire et Garonne. Cognac, certainement la ville et l’appellation charentaises les plus connues, est un bassin d’emploi qui attire au-delà du département, puisque selon une étude de l’INSEE on y vient surtout pour travailler. Le bassin de Cognac est dynamique et bénéficie d’une pleine forme économique.

Du coup, vivre dans ce bassin d’emploi est un excellent moyen de conjuguer activité économique et calme rural à un jet de pierre de Bordeaux et à moins de deux heures de Paris à partir de 2017 avec une dizaine de TGV Angoulême-Parisquotidiens.

La Charente est maintenant au cœur de la nouvelle région Aquitaine avec une importante façade maritime ouverte sur l’Atlantique. D’ailleurs, du XVIe au XVIIIe siècle, les Charentais ont été les Français les plus nombreux à coloniser la Nouvelle France (l’actuel Québec) en remontant le fleuve Saint-Laurent et en peuplant également l’Acadie tout en gagnant la baie de New York qui s’appela la Nouvelle Angoulême lorsqu’elle fut découverte par Jean de Verrazane (au service de François Ier) en 1524.

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